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June 2026

Facturation électronique : entre excès de confiance et impréparation, 63 % des entreprises françaises accusent encore un retard à deux mois de l’échéance selon un sondage OpinionWay pour Spendesk

Le paradoxe de la préparation : 85 % des directeurs financiers se disent confiants dans leur capacité à récupérer correctement la TVA après la réforme, mais seuls 37 % se considèrent comme totalement prêts.

Le défi ne porte pas sur la régulation mais sur la conduite du changement : les craintes principales concernent le changement des habitudes des collaborateurs (39 %) et l’intégration des outils (31 %), loin devant la peur du contrôle fiscal (12 %).

Le changement de paradigme : au-delà de la stricte conformité légale, la réforme représente une opportunité stratégique inédite d'accé

Paris, le 25 juin 2026 - À l'approche de l'entrée en vigueur de la réforme sur la facturation électronique, Spendesk, la plateforme de gestion des dépenses et des achats alimentée par l'intelligence artificielle, dévoile les résultats exclusifs d’un Sondage OpinionWay pour Spendesk. Si la réforme approche à grands pas, l'étude révèle un décalage majeur entre la perception des directions financières et la réalité opérationnelle de leur entreprise.

Le « paradoxe de la préparation » : un retard opérationnel masqué par un biais d'optimisme

L'étude met en lumière une situation contrastée. D'un côté, un taux impressionnant de 85 % des directeurs financiers se disent confiants dans leur capacité à récupérer correctement leur TVA. De l'autre, 63 % d'entre eux admettent ne pas être entièrement prêts pour l'échéance. En réalité, seuls 37 % se considèrent comme totalement prêts au niveau opérationnel.

Ce paradoxe s'explique en grande partie par l'héritage technologique des entreprises. Si 80 % des DAF estiment avoir un processus de facturation défini, pour 42 % d'entre eux, celui-ci demeure majoritairement manuel. Les entreprises sous-estiment l'ampleur du changement technologique requis : la véritable préparation réside dans l'intégration d'outils automatisés. En effet, 67 % des entreprises disposant déjà d'une plateforme automatisée se déclarent prêtes, contre seulement 27 % pour celles s'appuyant sur des processus manuels.

Une crainte liée à la conduite du changement et une attente de centralisation

Contrairement aux idées reçues, la réforme n'est pas perçue comme un défi juridique. Les principales inquiétudes des directions financières sont internes : le changement des habitudes des employés (39 %) et l’intégration entre la plateforme pour la réforme et les outils financiers existants (31 %).

« Les résultats de cette étude valident une réalité que nous observons quotidiennement sur le terrain : pour les directions financières, le défi de la facturation électronique est d'abord humain et organisationnel », analyse Pauline Babel, Directrice financière de Spendesk. « Les DAF ne craignent pas l'administration fiscale, ils redoutent la friction opérationnelle. Ils craignent de perturber leurs équipes en leur imposant des contraintes supplémentaires. C'est pourquoi la conformité ne s'obtiendra pas par la contrainte, mais par la fluidité. La technologie doit centraliser les flux et se faire oublier de l'utilisateur final. Sans une adoption naturelle par les collaborateurs, la chaîne de conformité se brisera inévitablement. »

Cette appréhension liée à la conduite du changement s’accompagne d’une perception encore imprécise du périmètre de la loi. Près d’un décideur sur deux (49 %) inclut les abonnements, et plus d'un tiers (36 %) les notes de frais ou les achats par carte d’entreprise dans le champ de la réforme. Cette confusion révèle un besoin structurel profond de mettre fin à la fragmentation des processus. L’objectif est ainsi non seulement de se conformer à la réforme mais aussi d’ouvrir la voie à la finance du futur.

Cette appréhension liée à la conduite du changement s’accompagne d’une perception encore imprécise du périmètre de la loi. Près d’un décideur sur deux (49 %) inclut les abonnements, et plus d'un tiers (36 %) les notes de frais dans le champ de la réforme. Bien que ces dépenses soient effectivement concernées par la loi, une majorité d'entreprises ignorent encore que leur gestion comptable sera totalement bouleversée par la coexistence des flux de facturation électronique (pour les abonnements) et d'e-reporting (pour les justificatifs de frais). Cette confusion opérationnelle révèle un besoin structurel profond de mettre fin à la fragmentation des processus. L’objectif est ainsi non seulement de se conformer à la réforme mais aussi d’ouvrir la voie à la finance du futur.

De la conformité légale à la « finance augmentée »

Si 71 % des entreprises s'attendent à un gain de temps opérationnel grâce à la réforme, une minorité (22 %) fait aujourd'hui le lien avec la prochaine frontière de la fonction finance : la valorisation de la donnée.

La facturation électronique ne doit pas être vue comme une ligne d'arrivée, mais comme le point de départ d'une transformation stratégique. En prônant la standardisation d'une donnée financière propre, la loi crée le socle indispensable au déploiement de l'intelligence artificielle (IA).

« L'erreur fatale serait de considérer cette réforme comme une simple case juridique à cocher », déclare Axel Demary, PDG de Spendesk. « La donnée brute d'une facture ne raconte qu'une fraction de l'histoire. Pour libérer la véritable puissance de l'IA, ce socle de données a impérativement besoin d'une « surcouche de contexte » : pourquoi cette dépense a-t-elle été initiée ? Dans quel centre de coût ? Par qui ?  C'est ce maillage financier, capturé à la source par une plateforme intégrée comme Spendesk, qui permet de passer d'une comptabilité réactive à une véritable optimisation prédictive des dépenses (Spend Planning & Analysis). L'IA agentique devient alors une coéquipière autonome pour le DAF. »

Face aux acteurs traditionnels de la dématérialisation, Spendesk réaffirme ainsi son positionnement de partenaire des ETI et PME en France. En tant que Plateforme Agréée homologuée, ce passage obligatoire à la facturation électronique valide le modèle de l'entreprise : ne pas se contenter de gérer le flux réglementaire de la facture, mais centraliser l'intelligence, la donnée et les processus collaboratifs autour de chaque dépense de l'entreprise.

Méthodologie 

Le sondage OpinionWay pour Spendesk a été réalisé auprès d’un échantillon national de 501 responsables financiers d’entreprises d’au moins 20 salariés et plus. L'enquête a été menée en ligne du 14 mai au 5 juin 2026.

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